par Jacques Jolly
Madame Figaro : "de nouveaux travaux mettent en évidence l’effet catastrophique de l’obésité sur les artères
des enfants. Ainsi, leur âge vasculaire est de trente ans supérieur à leur âge biologique: à 10 ans, ils ont les artères d’une personne de quarante ans. Même si on peut espérer une réversibilité
de ces lésions en agissant rapidement, n’oublions pas que le plus important reste la prévention".
Le Nouvelle Observateur : "Obésité et cancer: En 2008, l’excès de poids aurait causé 124 000 cas de cancers en europe (étude université de Manchester). L’étude a porté sur 30 pays européens. Au total 3,2% des tumeurs malignes chez les hommes et 8,2 chez les femmes peuvent être attribuées à l’obésité. Les types de cancer dus au poids les plus fréquent sont, pour les femmes, celui de l’endomètre et celui du sein et le cancer colorectal pour les deux sexes".
Femina : "Alimentations adolescentes : Ils associent le gras au cholestérol, le sucre au diabète, les féculents au
surpoids, constate le Pr Pascal Hintermeyer (CNRS de Strasbourg). Ils ont si bien intégré les risques qu’ils se méfie de tout ce qu’ils mangent. L’idée que les aliments peuvent nuire est à ce
point ancrée que beaucoup disent : je me tue aux sandwich. La suspicion porte aussi sur la mère: la cuisine d’une mère trop ronde est jugée nocive et est rejetée. Bilan. Les filles font
souvent des régimes plus strict que que ceux de leurs mères [...]
L’orgie de prévention et de responsabilisation induit aussi de la culpabilité des ados quand ils cèdent à la malbouffe. Résultats, les repas suivants sont souvent jugés “purifiants”: Salades,
smoothies,soupes [...]
Pourquoi cèdent ils à la “street food”? Parce qu’elle leur permet d’explorer de nouveaux territoires ensemble et de défier une autre norme adulte: Manger assis, dans un lieu bien défini et avec
des couverts et parce qu’ils peuvent avoir faim à n’importe quel moment de la journée [...]
Pour eux , maigreur rime avec laideur, les adolescents ont bien assimilé que “bien manger” préserve de la maladie, mais aussi de la laideur. De fait de leur dire : arrête de manger, tu vas
grossir, c’est utiliser des normes esthétiques pour passer un message de santé. D’où une défiance plus grande à l’égard du gras pour les filles. Pour autant, filles et garçons trouvent
des valeurs positives aux rondeurs, alors que pour eux, la maigreur rime avec laideur (Dorothée Guilhem, Université de Marseille)".
Pour info: Colloque Alimentations adolescentes, es 12, 13 octobre, à la cité internationale, 17 bd Jourdan, 75014 Paris.
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