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Traduction résumée d'un article publié sur le site Wired The Buddy
System, The secret to health and happiness? healthy and happy friends.How a half century of medical data revealed the infectious power of social networks. by Jonah Lehrer
Les éléments d'une étude concernant un groupe de 5 124 personnes aux Etats-Unis, débutée en 1948, ont été retrouvés.
Les documents révélaient déjà le risque des facteurs associés aux maladies cardio-vasculaires, tels que le tabagisme et l'hypertension.
En 2003, deux scientifiques - Nicholas Christakis et James Fowler - ont débuté une nouvelle étude à partir de ces données : les documents indiquaient en effet l'ensemble des noms des relations
des participants, amis, collègues, famille.
Nos deux chercheurs ont transformé cette liste en une carte représentant ce réseau humain : il leur a fallu presque 5 ans pour extraire l'ensemble des informations pertinentes, toutes écrites à
la main et parfois illisibles. Au final, ils ont établi les connexions entre les différents membres de cette communauté.
L'objectif de cette nouvelle étude était de démontrer la possible influence que nos relations peuvent avoir sur notre comportement, et de fait sur notre santé et notre bonheur.
Le premier élément choisi pour analyse a été l'obésité : en 30 ans, 40% du groupe s'est retrouvé concerné. Sur les graphiques ci-contre, chaque cercle représente une personne et la couleur, sa
masse corporelle : la couleur jaune indique l'obésité. Il est intéressant de remarquer que le phénomène semble se répandre par groupe, prenant du poids au même moment.
En 1948, 10% du groupe étaient obèses, en 1985, 18% et aujourd'hui environ 40%.
"Qu'est-ce qui a changé ? Les normes sociales de régime et d'apparence physique. Un ensemble de personnes a découvert au même moment le fast-food", dit Christakis, "ensuite le réseau a pris le
relais".
DOCUMENTATION
L'étude [en Anglais] montre également les liens concernant le tabagisme et le bonheur, et sur la communauté facebook
cliquer pour la télécharger [PDF]
Par OBOBS : Observatoire de l'Obésité
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Publié dans : RECHERCHE & PUBLICATIONS
Mardi 22 septembre 2009
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17:18
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Comme toujours l'appartenance à la tribu est faite de codes. Le code le plus évident et le plus fort sera alors souvent celui de l'alimentation: le repas de kermesse ou du cercle de boule, la troisième mi-temps ou le repas qui accompagne le loto campagnard (l'ancien).
Le côté tribal et social est très encré car ne voyons nous pas nos enfants, une fois la puberté atteinte déambuler en troupeaux , avec des codes et des signes de reconnaissance. Plus tard ils s'alimentent dans leurs endroits "à la mode" et mangent tous à peu près la même chose en dehors de particularité familiales (une tribu elle-même).
Le besoin de mimétisme est important dans la société humaine comme animale.
Voilà pourquoi il faut penser à la prévention de l'obésité comme à la modification du comportement individuel sans perdre de vue l'influence postive ou négative possible du groupe. C'est plus compliqué que de simples slogans nutritionels . C'est probablement par le travail de tous que se constitueront progressivement et patiemment de nouvelles tribus compatibles avec le projet de comportements alimentaires globalements équilibrés et que l'obésité pourra reculer.
Quel leader/ambassadeur pourrions-nous mettre en avant pour exercer ce pouvoir (comme Yann Arthus Bertrand ou Nicolas Hulot dans l'environnement)?
Peut-on imaginer une diminution des aides sociales pour les familles dont les enfants dépasseraient un IMC sans suivi médical?
Peut-on imaginer demander aux banques Institutionnelles d'augmenter leur part de financement dans l'innovation alimentaire afin que les repas des cantines et des fast food soient deux fois moins chers pour des plats préparés en dessous d'un seuil de calories et sans altération du gout?
Peut-on imaginer offrir des coupons de réduction aux jeunes qui pratiqueraient un minimum de kilometres par semaine sur leur velib (mémorisés sur Navigo)?
D'excellentes piste pour un livre blanc de propositions à imaginer.