Une rencontre ayant pour thème : Obésité morbide et diabète de type 2, une seule réponse thérapeutique, la
chirurgie bariatrique se tiendra Jeudi 27 août au Palais des Congrès de Paris. Organisée par la Fédération Internationale pour la Chirurgie de
l’Obésité et des Désordres Métaboliques, le Congrès Mondial de l’IFSO fait suite aux récentes études montrant un important recul de la mortalité chez des patients ayant eu recours à cette
chirurgie bariatrique, baros en grec signifiant « le poids ».
En ouverture de ce congrès, Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, rappellera, lors de la session sur l’épidémiologie de l’obésité, l’engagement du ministère de la santé en matière de
prévention, de sensibilisation et de prise en charge de l’obésité.
Ce rappel sera des plus nécessaire si l’on estime qu’en Europe moins de 1 % des obésités morbides sont prises en charge médicalement alors que l’Europe compte plus de 130 millions de personnes
atteintes et la France près de 6 millions.
La chirurgie bariatrique s’adresse essentiellement à des personnes ayant un IMC supérieur à 40 ou entre 35 et 39 aggravé par des ALD (Affections de Longue Durée) telles le
Diabète de type 2, les maladies coronariennes ou les syndromes d’apnées du sommeil.
La chirurgie de l’obésité
Si l’on parle de chirurgie dans des cas précis, c’est que les prises en charge non invasives ont montré leurs limites selon les médecins. Le sport, les régimes, la diététique, ne suffisent plus.
Il faut donc réduire l’absorption des aliments. Il est donc nécessaire de mettre en place une chirurgie intervenant directement sur les organes de la digestion. Ce processus pourra ensuite être
complété par un suivi diététique, sportif et éventuellement psychologique.
Rappelons les 4 types d’interventions possibles :
L’anneau gastrique
Le ballon gastrique
Le court-circuit dit « Roux en Y »
Le court circuit bilio-pancréatique avec court-circuit duodénal.
Chacune de ces techniques chirurgicales est à envisager avec les équipes médicales. Le choix se fait en fonction de paramètres liés à l’IMC, aux habitudes alimentaires du patient, aux pathologies
liées à l’obésité, aux antécédents chirurgicaux, médicaux, cardio-vasculaires, etc.
Toutes ces techniques ont pour but de réduire l’absorption des aliments et visent à provoquer un déficit, une mauvaise absorption intestinale en aliments donc en calories. Cette moindre
absorption sera dans tous les cas complétée par des compléments alimentaires vitaminiques et en sels minéraux de façon à éviter les carences et à amoindrir les conséquences de ces actes
chirurgicaux lourds.
La chirurgie bariatrique, qu’il s’agisse d’un shunte, d’un anneau ou d’un ballon reste cependant, il faut le dire et le redire pour éviter toutes les dérives potentielles,
le recours des malades atteints d’obésité sévère voire morbide et après avoir envisagé ou essayé toutes les solutions non chirurgicales.
Ce congrès sera donc l’occasion de faire le point sur les avancées en matière chirurgicale, diététique, médicale, de façon à permettre une meilleure prise en charge des patients. Il permettra
surtout, peut-être, de traiter davantage de patients par une meilleure information rassurante, pertinente et plus complète. Ces traitements peu invasifs - puisque menés sous laparotomie
(ouverture de l'abdomen par une incision large, laissant le passage direct à d'autres actes chirurgicaux sur les organes abdominaux et pelviens) - permettront de sauver des vies, puisque,
rappelons-le, l’obésité est la seule pathologie qui tend à pouvoir faire baisser l’espérance de vie globale tandis que celle-ci augmente très régulièrement depuis des dizaines d’années.
L'équipe de l'Observatoire de l'Obésité souhaite rappeler que toute intervention chirurgicale nécessite de façon absolue une prise en charge nutritionnelle da façon à améliorer le comportement
alimentaire, à éviter les carences mais aussi à palier toute complication post-chirurgicale. De même, une approche comportementale s’avère impérative pour travailler des troubles sur l'image de
soi et de l'estime de soi. Cette approche vise également à améliorer -entre autres- les comportements alimentaires, la qualité de vie et ce, à long terme. En effet les tendances à l’indécision,
au pessimisme ou au désespoir peuvent avoir une réelle influence sur l’obésité et / ou sur sa guérison. Une approche globale de l’obésité s’avère donc fondamentale dans la suivi
post-opératoire.
DOCUMENTATION
Lire le témoignage d’une jeune fille qui a eu recours à l’opération et à l’anneau pour changer de vie
partie 1 –
partie 2
Par OBOBS : Observatoire de l'Obésité
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Publié dans : RECHERCHE & PUBLICATIONS
Mercredi 26 août 2009
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